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Table officielle

La deuxième journée fut aussi intéressante que la première quoique plus dense quant aux communications qui furent nombreuses tant le sujet est vaste.

Quatre axes ont jalonné cette journée devant un auditoire conquis par le sujet de la Nouvelle Evangélisation.

Quels sont les acteurs de la Nouvelle Evangélisation ?

Le Docteur Marco MOERSCHBAHER, de l’Institut de Missiologie à Aachen nous a fait part de l’expérience du Cardinal Malula dont sa réflexion l’amena à prendre conscience de la place des laïcs qui devinrent des ministres responsables de la nouvelle pastorale en créant des communautés de base face à l’essor grandissant de la ville de Kinshasa.

Quant au Père Bernard TONDE, Urbaniana à Rome, retracera tout le cheminement du concept de Nouvelle Evangélisation, dont le concept apparaît à Médellin au cours de la Conférence des Evêques d’Amérique Latine, puis repris dans « Evangeli Nuntiandi » pour en arriver aux exhortations du Pape François à mettre l’accent des chrétiens acteurs ce celle-ci.

La Nouvelle Evangélisation passe par les défis pastoraux de la famille. Le Professeur Jean-Paul MESSINA, Université Catholique d’Afrique Centrale de Yaoundé, Cameroun, brossera l’importance de donner un outillage nécessaire (redéfinition des valeurs positives) pour que la famille chrétienne puisse vivre sa foi enracinée.

Nathanaël Yaovi SOEDE, responsable de recherche et de publication de l’ICMA, Président des théologiens Africains, définira la base nécessaire d’un christianisme africain à partir du Pape Paul VI à Kampala qui exhortait les hommes et femmes d’Afrique « à être leurs propres missionnaires », ce qui donnera lieu bien plus tard à un synode Africain. Faut-il un christianisme en Afrique ou un christianisme Africain ?

Le Père Ignace NDONGALA, enseignant à Lumen Vitae à Bruxelles et à l’Université de Montréal au Canada essaiera de nous faire percevoir les enjeux et les perspectives pour les Eglises d’Afrique d’une décentralisation de l’Eglise Catholique dont le Pape François dit « être salutaire ».

Deux autres communications en anglais donneront le ton de l’internationalité de ce colloque avec le Père Francis APPIAH-KUBI, Professeur à l’Université Kwame NKRUMAH de Koumassi au Ghana qui nous aidera à entrevoir quelle mission pour la formation et quelle formation à la mission de l’Eglise « Famille de Dieu » en Afrique.

Sœur Mary Sylvia NWACHUKWU, Professeur à Spiritan International School of Theology à ENUGU au NIGERIA, avec son dynamisme qui la caractérise, ne laissera pas l’auditoire indifférent en proposant nécessaire la présence des femmes dans la formation des futurs prêtres et religieux, donnant des ministres plus équilibrés et plus harmonisés pour un mieux vivre leur sacerdoce.

Quelle formation?

Le Père Paul BERE, professeur à l’Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus à Abidjan (ITCJ) abordera le volet « Exigences de l’enseignement supérieur en Afrique : Quelles responsabilités pour nos Instituts et Universités Catholiques ? Il mettra l’importance d’une formation sérieuse, il faut arrêter de « bricoler ». L’Afrique manque de théologiens, de chercheurs et de formateurs qui se donnent la peine de poursuivre leurs travaux pour faire preuve de compétences en se formant de façon permanente – se mettre à jour – et surtout que les structures de formation acceptent d’être évaluées comme signe de qualité et de pertinence.

Cette journée aura été dense et riche par toutes les communications faîtes qui ne manqueront pas de débats parfois très animés. De même les pause-café seront fort appréciées pour partager sur ce qui vient d’être dit à la lumière de ses expériences personnelles.

La Nouvelle Evangélisation doit prendre en compte la Mission pour la Paix, l’Œcuménisme et le dialogue interreligieux.

Islam

L’Imam Dosso MAMADOU, chercheur au Centre d’Education et de Recherches Islamiques à Abidjan, qui communiquera sur « Afrique de la Renaissance, mission de paix et formation des religions à la paix. Il mettra l’accent sur l’importance du religieux comme facteur de paix dans nos sociétés multiformes, éviter toute collusion avec le politique. Le religieux a son mot à dire dans le processus de paix. Il refusera toute violence ou forme de mort au nom de Dieu et dénoncera avec force les amalgames de ceux qui prétendent un mieux vivre par le terrorisme. Il invitera l’auditoire en prendre en compte l’importance de se rencontrer et dialoguer dans une recherche commune de paix.

Ce colloque était organisé en lien avec l’Université Catholique de Lyon. Elle avait dépêché Sœur Marie-Hélène ROBERT, professeur de Théologie et Vice Présidente de l’Association Francophone Œcuménique de Missiologie (AFOM), pour la représenter mais aussi pour nous partager la place de « l’Œcuménisme et du dialogue interreligieux à l’ère de la Nouvelle Evangélisation même si cela n’apparaît pas dans « Evangeli Nuntiandi ». C’est un appel explicite à la conversion et la vision de notre rapport aux autres communautés.

Le phénomène des Nouvelles Communautés

Le phénomène des Nouvelles Communautés tout en interrogeant dérange en même temps. Monsieur Ferdinand ANONKRE de la Communauté Catholique de la Pierre Vivante et de la Louange à Abidjan, nous fera part de la place des Nouvelles Communautés dans la Nouvelle Evangélisation. Elles sont un clin d’œil de L’Esprit-Saint pour redynamiser notre charité. Il décrira les différentes formes dans lesquelles ces communautés s’expriment et de ce fait interpellent les personnes.

Une journée bien remplie qui nous amènera à envisager les perspectives de la Nouvelle Evangélisation. Mais ce sera pour la dernière journée du colloque. Les participants se séparèrent en ayant un bon bagage de réflexion dans la tête mais aussi à voir comment le vivre au quotidien. 

 

JL Théron, sma
Director du BIRD